La Classe Americaine - Le Grand Detournement  

 

 

michel Hazanavicius - Dominique Mezerette 1993

 

les saintes ecritures

 

 

 

George Abitbol (John Wayne), détenteur du titre de    "l'homme le plus classe du monde", meurt au debut du "flim" et ses dernières paroles sont mysterieusement : "monde de merde".

Les journalistes Peter (Dustin Hoffman), Steven (Robert Redford) et Dave (Paul Newman) sont alors chargés d'enqueter, et d'en trouver la signification en recueillant les témoignages de personnes ayant cotoyé Abitbol, selon un schéma de flashbacks explicitement inspiré de Citizen Kane.

 

 

A l'intention des rares quidams qui ne connaitraient pas encore cette oeuvre culte, petit rappel:

Ce "flim", fruit d'un travail de montage de dingues, a été realisé en six mois à partir d'une multitude de séquences de differents flims de la Warner, dont les dialogues et la bande son ont été refaites  entierement par une bande de fous-malades officiant à l'époque sur Canal +. Il s'agit en fait de leur troisième essai (cf plus bas)

A la base, à l'occasion de son centennaire en 93, la Warner avait imprudemment delivré pour promotion à Canal+, l'autorisation d'utiliser les extraits de son catalogue (env 3000 titres) avec néanmoins quelques recommandations : ne pas toucher, entre autres, ni à Eastwood ni à Kubrick.

C'était, à l'époque, sous-estimer le potentiel de l'humour Canal (cul'un mouton tout ça) et surtout de saints Hazanavicious et Mezerette.

 

 

Leur tour de force fut alors de s'adjoindre les services des authentiques doubleurs de l'époque des personnages detournés: les voix de Raymond Loyer (le doubleur attitré de John Wayne)  marc cassot    ( la voix de paul newmann ) et de Roger Rudel, (la voix familiere et nasillarde de Kirk Douglas, artemus gordon et Richard Widmark entre autres). Ces respectables vieux doubleurs ont du y voir l'occasion de bien se marrer, tout en se liberant du poids de l'étiquette de leurs personnages.

Noter qu'aux cotés de ces légendes du doublage, ont collaboré des personnalités nettement moins academiques, en la personne de : Jean-Yves Lafesse, Saint Alain Chabat, ou encore Dominique Faruggia...

 

Le fait est qu'au final le résultat s'avère bluffant et l'illusion parfaite. Ce fut une claque magistrale  que se prirent  le 31/12/93 (1ère diffusion) les quelques privilégiés possédant à l'époque un décodeur. on avait encore jusqu'a maintenant jamais entendu john wayne dire avec sa vrai voix :

 

       \

    " j'ai envie d'aller aux gogues "

 

Peu de gens ayant alors pensé à enregistrer sur leurs magnetoscopes les 2 ou 3 rediffusions des semaines suivantes,
cet ovni est devenu rare, confidentiel et "underground": un objet (de) culte par excellence,
dont la légende ne pouvait être dorénavant transmise que par le bouche a oreille ou les projections privées.

 

 

10 ans plus tard, nos vieilles cassettes VHS fatiguées étaient sur le point de rendre l'âme quand apparut le phénomène peer-to-peer, ( çaÿ Mal, mais incontournable pour voir ce "flim") qui relança sa diffusion et propagea ce phénomène Kûlte chez la nouvelle génération.

Il n'existe pas en DVD/VHS dans le commerce, essentiellement en raison des multiples, couteux et problématiques droits d'auteurs nécessaires... Finalement, ça n'est pas plus mal, car le trouver en DVD dans un bac de grande surface avec ses petits bonus et featurettes  demystifierait quelques peu ce mythe en le materialisant .

 

Néanmoins, un DVD non-officiel de la meilleure qualité possible aurait été créé par des afficionados suite à l'emprunt discret et temporaire du master dans la videothèque de Canal + (Deul, respect éternel)

 

 

Entretenez la flamme et rejoignez ce forum ou il est de bon ton de n'employer que les dialogues du flim.

a signaler egalement le projet ouf-malade de sam qui tente de remonter le flim a partir des dvd originaux sortis recemment chez warner .

 

Enfin si vous etes un puriste :

Attention egalement a ne pas ceder a la tentation ( sous pretexte d'afficher votre appartenance a une tribu ) d'acheter des t-shorts ou des casquettes sur ce site

( je ne leur ferais pas de pub en mettant ici un lien )

qui se fait de la thune sans aucune legitimité en recuperant les visuels et répliques cultes du Grand Détournement : sheraf, le orlando's, monde de merde, cyclimse, etc...

en plus quand on ecrit georges au lieu de george ( se referer au generique du flim )

tout ce qu'on merite c'est de chopper une mega-chiasse

 

       

 

 

visionnez La Classe americaine en integralité

 

 

 

 

La Dialectique peut elle casser des Briques , -  René vienet 1973

 

 

 

René Vienet

 

René Vienet est expulsé de Chine en 1966 alors qu'il y est étudiant, pour avoir osé denoncer la mystification de la "grande revolution prolétarienne".

 

Il rejoint Paris et devient, avec Guy Debord un des maîtres à penser du journal de "l'Internationale Situationniste", qui, à la veille des évenements de 68 est un des courants les plus virulents.

 

Sorte d'idéologie d'anarchistes intellectuels de St-Germain-des-prés, le situationnisme critique les dérives de notre societé de consommation capitaliste et prône une révolution permanente de la vie quotidienne, en remettant en cause chaque ambiance et situation momentanée de la vie.

 

Le détournement cinématographique est notamment un moyen de l'exprimer. C'est pourquoi après avoir publié de nombreux ouvrages sur la Chine Populaire, René Vienet s'y essaiera avec ce détournement d'un film de kung-fu de 1972,  Tang shou tai quan dao :

 

"La dialectique peut elle casser des briques?" détourne les dialogues d'origine en faisant appel a de nouveaux doubleurs, contrairement aux films de Guy Debord qui detourne le sens des films en recitant un texte en voix off.

 

On peut dire que c'est le premier "grand détournement" (dans le sens ou on l'entend aujourd'hui) du cinema français

Notez dans les doublages la présence de Patrick Dewaere et de Jacques Thebault (la voix de McGoohan dans le prisonnier).

 

 

"Directed" by the French situationist Rene Vienet, this film is an exercise in intellectual absurdity. A Hong Kong martial arts movie overdubbed with French political diatribes and philosophies, designed to entertain and amuse, while proving a number of artistic and political points.

The "story" details the epic battle between the proletariats and the bureaucracy, with a martial arts school as the utopian commune. Filled with amazingly absurd humor and political satire that will make you feel all intellectual inside, it’s an amazing combination of near slapstick comedy and Godardian experimentation. In many ways it seems that Vienet was trying to make some very important statements, such as the way cinema feeds ideology and his intense anger over the sad failure of socialism. It is also considered the only remaining film vision of the situationist's technique, détournement - the diversion of already existing cultural elements to new subversive purposes. But overall, this comes off as a kind of Mystery Science Theatre for fans of Guy Debord and Wilhelm Reich. www.5minutestolive.com

 

 

j'aime bien mettre des textes en anglais , ça fait tout de suite plus credible.

 

le premier detournement français fut revolutionnaire a tous les sens du terme

( vous reconnaitrez la voix de dewaere )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guy Debord ( 1931 - 1994 )

 

 

"[...] Il va de soi que l'on peut non seulement corriger une oeuvre ou intégrer divers fragments d'oeuvres périmées dans une nouvelle, mais encore changer le sens de ces fragments et truquer de toutes les manières que l'on jugera bonnes ce que les imbéciles s'obstinent à nommer des citations [...]  "

 

( mode d'emploi du détournement - Guy Debord 1956 )

 

Reflexion visionnaire qui avait deja défini les bases du détournement il y a 50 ans

 

 

 

 

 

Guy Debord sociologue theoricien revolutionnaire fondateur du courant situationiste est  ; entre autres l’auteur de six films, réalisés entre 1952 et 1978 , qui ont posés les premieres bases du detournement , a savoir donner un autre sens a l'image.

 

Techniquement, il n'employe pas la méthode du doublage mais de la voix off  sur des films  publicitaire insipide ou film hollywoodien des années 40 - 50


mais l'oeuvre de guy Debord, ça peut etre génial / intello-chiant, selon si on est porté sur la philo et la théorie politique ou pas.

 

La  théorie de Debord est que, après l'échec de toutes les révolutions prolétariennes et la tendance du capitalisme moderne à devenir avant tout une industrie du spectacle, seul le détournement du spectacle peut vaincre le capitalisme  Il n'avait pas prévu que l'industrie du spectacle intégrerait dans le spectacle lui-même son propre détournement .

mine anti personnel @ HFR

 

 

Fidele a ses convictions, Debord interdira a la projection en salle ses films en 1984.

 

au debut de son dernier film " in girum..."  il commence par destabliliser le spectateur en lui renvoyant a l'ecran son propre reflet et en l'avertissant qu'il ne trouvera au cinema qu'un mensonge et non cette evasion qu'il etait venu chercher.

 

"Je ne ferai, dans ce film,

aucune concession au public "

 

« Ainsi donc, au lieu d'ajouter un film à des milliers de films quelconques, je préfère exposer ici pourquoi je ne ferai rien de tel. Ceci revient à remplacer les aventures futiles que conte le cinéma par un sujet important : moi-même. »

 

" Oui, je me flatte de faire un film avec n’importe quoi ; et je trouve plaisant que s’en plaignent ceux qui ont laissé faire de toute leur vie n’importe quoi. "

 

 

puis, la camera s'attarde excessivement sur des images publicitaires censées representer un certain idéal de bohneur, caracterisé par la consommation et la possession de biens materiels , mais les commentaires en voix of de guy Debord les detournent de leur sens originel :

 

"  Ce sont des salariés pauvres qui se croient des propriétaires, des ignorants mystifiés qui se croient instruits, et des morts qui croient voter.  "

 

" Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu'ils sont parqués en masse, et à l'étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres ; mal nourris d'une alimentation polluée et sans goût ..."

 

"  Leur statut peut être plutôt comparé au servage, parce qu'ils sont exclusivement attachés à une entreprise et à sa bonne marche, quoique sans réciprocité en leur faveur ; et surtout parce qu'ils sont étroitement astreints à résider dans un espace unique : le même circuit des domiciles, bureaux, autoroutes, vacances et aéroports toujours identiques.  "

 

 

in girum imus nocte et consumimur igni

extraits - 9 minutes 16

 

témoignage de Stéphanie Granel

 

Monteuse du film In girum imus nocte et consumimur igni (Guy Debord,

1978), à l’occasion de la sortie de l’intégrale « Guy Debord cinéaste » en salles et en DVD

 

"  (...) nous partions en projection : Guy Debord avait demandé des copies de certains films à son ami et producteur, Gérard Lebovici, qui possédait une salle à Paris. Ensemble, nous regardions Les Enfants du Paradis (Carné), La Charge de la Brigade légère (Michael Curtiz), etc. Debord signalait les passages qu’il voulait utiliser, et Alice les notait. Ensuite, nous foncions en salle de montage, dans les labos GTC à Joinville-le-Pont, et nous convertissions tout en 35 mm, format 1.33 - format des premiers écrans de télévision, assez carré.
Le temps de faire une copie, bien sûr, un ou deux jours s’écoulaient. Les films étaient donc « empruntés à long terme » aux distributeurs ou aux ayants-droits, sans leur accord et sans qu’ils sachent que nous en utilisions des extraits. Puis les films leur étaient rendus. Debord procédait à ce vol de façon manifeste et volontaire, sans doute car il estimait que personne n’avait à revendiquer la propriété d’une image. Et Lebovici était complice, il savait qu’il prenait un risque...(..)  " propos receuillis par Benjamin Bibas  pour fluctuat.net

 

 

 petite reflexion amusante ,pour realiser la Classe Americaine,

Hazanavicius et Mezerette ont eux aussi emprunté des films au catalogue warner

en trompant la major  quand a l'intention veritable de leur projet.

En cela ,  ils ont en quelques sorte reiterer le subterfuge de Debord des decennies plus tard .

 

ils lui rendent d'ailleurs  hommage en l'associant au generique de " la classe .."

et un plus discret dans " Derrick contre superman "

avec une devinette assez capillotractée du lieutenant de Derrick :

 

" est ce que vous connaissez le vrai prenom de matt houston parce que matt c'est bidon ,

son vrai prenom c'est  gédebord  parce que  gédeborouston "  ( j'ai des beaux roustons ) -

 

 

 

 

 

 

 

What's up Tiger Lilly

( Lilly la tigresse ) Woody Allen 1966

 

 

 

Le véritable ancêtre de la classe americaine. Premier film de Woody Allen (en tant qu'auteur), et sorti récemment en DVD.

Pas un chef d'oeuvre de spiritualité auquel l'auteur nous a depuis habitué . Le fait de suivre le cours du flim original a peut etre été un carcan , empechant ainsi une plus grande creativité .

 

L'histoire:

Phil Moskowitz se lance à la recherche d'une recette de salade d'oeufs durs dont dépend le sort du monde. il aura fort à faire face à une bande de Yakusas déchaînés.

 

Ce projet lui a été proposé par le producteur Ben Shapiro qui détenait les droits du long métrage.  Woody Allen a racheté un film d'espionnage japonais:

"Kokusai Himitsu Keisatsu: Kagi No Kagi" (1965) Directed by Senkichi Taniguchi;

et a remplacé les voix par la sienne et celles de ses amis sans trop se soucier de l'histoire originale (la recherche d'une machine cryptographique), offrant une parodie délirante du film de gangsters.

 

A voir en VOST, l'humour de Woody Allen et ses references supportant mal la traduction française, surtout s'agissant d'un film de délire total.

 

Livrés à eux-memes, les doubleurs incontournables de l'époque, trop académiques et trop traditionnels, (Francis Lax, Jacques Thebault, Raymond Loyer) ont eu du mal à s'adapter à cet exercice délirant

 

 

 

Lily La Tigresse" a été désavoué par Woody Allen à sa sortie.  Le futur cinéaste a attaqué en justice son producteur pour qu'il ne sorte pas le film en salle.   Celui-ci avait fait des modifications qui paraissaient déplacées au dialoguiste. Woody Allen retira sa plainte devant le succès critique du film.

 

A noter: Allen en profite pour integrer des intermedes musicaux de ses potes,  l'orchestre les "Lovin Spoonful".

 

En plus du film original japonais avec ses vrais dialogues, il existe plusieurs versions de Lily La Tigresse. Plusieurs lignes de dialogue, jugées sans doute déplacées, ont été modifiées  lors de la sortie vidéo américaine du film

 

 

 

 

 

Petite precision sur le principe du detournement

 

Le générique de fin mérite d'être

souligné:

Affalé sur un divan, Woody Allen croque une pomme au coté d'une strip-teaseuse à la poitrine avantageuse

.

Un texte défile et annonce très classiquement que toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant... etc,

 

puis ce même texte remarque que si vous l'avez lu au lieu de regarder la strip-teaseuse, vous devriez aller consulter votre psychiatre... ou bien alors votre opticien... et le texte de proposer un petit test de vue improvisé.

 

 

 

 

 

 

Derrick contre Superman 1992

 

 

Conçu et réalisé par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette

un an avant le grand détournement.

 

Produit par Eve Vercel et Robert Nador couleur, DUNE/Canal+,   durée: 16'00. Avec les voix de Evelyne Grandjean, Patrick Burgel. 

 

 Monté à partir d'extraits de: Derrick,  Les Aventures De Superman, Dynastie, Starsky Et Hutch, Matt Huston, Le Petit Train De La Mémoire, Le Prisonnier, Droles De Dames, Kung-Fu, Les Chevaliers Du Ciel, Cote Ouest, Amicalement Votre, Le Saint, Maigret, Belle Et Sébastien.

 

Le pitch: Derrick veut recréer une nouvelle nouvelle chaîne "La 5" (la précédente de Berlusconni ayant connu la fin qu'on connait), il va faire appel à différentes personnalités, mais les héros de M6   ( Superman, Roger Moore et Patrick McGoohan vont tenter de contrecarrer ses plans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Triomphe de Bali Balo - 1992

 

 

ou

"L'Invasion des Pervers Polymorphes";

ou "la Splendeur De La Honte".

 

Diffusée sur Canal + pour un spécial "Ca Cartoon", rebaptisé pour l'occasion:

"ça détourne", l'émission est destinée aux enfants, ce qui explique le ton

 

assez niais de Philippe Dana et Valerie Payet).

Ces derniers sont chargés par Bugs Bunny de trouver des idées d'emission pour les jeunes.

 

Ecrit et réalisé par Michel Hazanavicius,

Daniel Lambert et Dominique Mézerette.

Produit par Eve Vercel, Robert Nador et Michel Lecourt.

39 min, couleur, Canal+/DUNE/Warner Bros Télévision.

 

Avec Valérie Payet, Philippe Dana.

 

Détournement de:

Les Bérets Verts, Bullitt, The Crimson Pirate, superman

Compartiment Tueurs, Une Apres-Midi De Chien, Wonder Woman,

La Tour Infernale, Rick Hunter, Freddie etc..

 

 

 

 

 

 

Message a Caractere Informatif

 

 

 

Une vrai mine d'or que ces films d’entreprises US des années 70/80 entièrement

détournés par Nicolas & Bruno.

 

Plus de 80 sketches diffusés dans "Nulle Part Ailleurs" pendant 2 saisons. Edité récemment en DVD,

c'était vraiment très interessant, et définitivement Külte.

 

si vous voulez retrouver cet humour bureaucratique si particulier de nicolas et bruno ils sont egalement les auteurs de "le bureau "

en ce moment sur C+ , directement inspiré de " the office

 

Le Site Officiel

 

l'interview de nicolas et bruno sur dvd toile

 

- Le sosie de Francis Cabrel ( un classique )

- Christine revient.

 

 

le multi : differents traitements d'une meme scene ( fait parti des inedits du dvd  )

 

 

amour gloire et debats d'idees etait diffusé dans le cadre du le Vrai Journal ( 38 épisodes, C+ 1997/98)

 

 

 

 

 

Les Cadavres Ne Portent Pas De Costards - 1982

 

 

 Réalisateur: Carl Reiner.

( qu'on a vu  incarner "Saul Bloon" dans "Ocean Eleven" )

 

 

(

 

 

Avec Steve Martin, Rachel Ward, Reni Santoni, Carl Reiner, George Gaynes, Frank McCarthy, Adrian Ricard, Sr Charles Picerni  1h31

 

Le pitch : Rachel Ward fait appel au detective Steve Martin pour retrouver son père disparu.

 

Ce film détourne des extraits de classiques des années 40-50,

 grâce à l'utilisation de filtres qui uniformisent les scenes entre elles, et à d'excellentes incrustations d'images.

 

pour que les champs et contrechamps soient raccord, il a fallu recreer egalement les decors de l'epoque ( travail gigantesque )

 

Le scenario, somme toute classique et sans surprises, tient néanmoins  bien la route, ce qui donne à ce film un statut de film noir à part entière.

 

Steve Martin semble ainsi donner la réplique à  :

 

Ava Gardner, Burt Lancaster extrait de: "The Killer"

Humphrey Bogard dans "Le Grand Sommeil"

James Cagney dans "L'Enfer Est à Lui"

Cary Grant dans "Suspicion"

Joan Crawford dans "Humoresque"

Ingrid Bergman dans "Les Enchainés"

Vincent Price, Charles Laughton dans "The Bribe"

Ray Milland dans "The Poison"

Barbara Steinwick dans "Raccrochez, C'est Une Erreur"

Lana Turner, Edward Arnold dans "Johnny, Roi Des Gangsters"

Lana Turner dans "Le Facteur Sonne Toujours 2 Fois"

Kirk Douglas dans "L'homme Aux Abois"

 

thx a alain bcqy

 

 

Le sourcil circonspect et le sourire en coin de Steve Martin (cf. "The Three Amigos" *** ) font ici des merveilles pour caricaturer le personnage emblematique et stereotypé du detective privé.

 

le film est dedié a edith head , la grande costumiere d'hollywood don't c'etait le dernier travail

 

Ce fut egalement le dernier film du célebre compositeur Miklos Rozsa, qui du pour ce film, retrouver des musiques qu'il avait composé pour certains d'entres eux des années auparavant.

 


 

 

 

 

 

Kung Pow -

( 2002 Steve Oedekerk )

 

 

 

"Enter The Fist" De Steve Oedekerk. ( auteur egalement des parodies tournées avec des pouces, la série de "Thumbs")

mais il a egalement realisé "Ace Ventura" et les "Professeur Foldingue"

 

Avec Steve Oedekerk, Fei Lung, Jennifer Tung, Philip Tan, Tad Horino, Ron Yuan,Woon Young Park, Joon B. Kim, Leo Lee, Ling Ling Tse, Lin Yan. 81 minutes.

 

Détournement d'un vieux film de kung -fu "Hu He Shuang Xing" (sorti en Chine en 1976) dans lequel Oederkerk a incrusté de nouvelles scenes tournées en 2002

 

Cette technicité sans faille d'incrustations d'images est mise au service de gags parfois tout pourris et c'est ça qui est irresistible

( les doublages sont même parfois déliberement décalés). 

Une scene est  passée à la posterité: celle du combat du heros face à une vache (avec projection de lait façon bullet-time à la Matrix).

 

a noté egalement qu'oedekerk affiche un physique impressionnant  ainsi qu'une maitrise evidente des art martiaux, ce qui n'est pas donné a tous les realisateurs mis a part alfred hitchcock .

 

A voir impérativement en VO  (sinon, s'abstenir, pour cause de très probable déception) certains délires d'oedekerk etant difficiles a doubler , ils ne valent le coup que si on entend la voix de son auteur comme par exemple cette chinoise qui ne s'exprime qu'a base de  RRrrr ou de OUIOUOuuuii

 

Cette comédie loufoque a déjà de nombreux partisants qui la considère comme définitivement Kûlte

 

 

 


 

Dans cette scene Oedekerk détourne les codes et clichés des combats des vieux films de kung fu , notamment ces gros plans faciales zoomés a l'arrache

 

exemple d'effets speciaux , oedekerk  est filmé avec un acteur sur fond bleu dans la meme position que le personnage de la scene originale puis est incrusté en numerique .

 

 

 

 

 

 

 

 

Thumbs ( Steve Oedekerk 1999 - 2002 )