La Classe Americaine

michel Hazanacicius dominique mezerette

 

 

Les saintes ecritures.

 

Ce premier article de l'Anthologie est dédié au flim qui m'a donné la vocation a faire des detournements,

un flim qui demeure introuvable car jamais commercialisé,
malgré une des distributions les plus prestigieuses du cinema .
 
jugez plutot :Lauren Bacall, Jacqueline Bisset, Charles Bronson,

Angie Dickinson, Henry Fonda, Clark Gable, Dustin Hoffman,
Burt Lancaster, Dean Martin, Robert Mitchum, Paul Newman,

Elvis Presley, Robert Redford,

Randolph Scott, Frank Sinatra, James Stewart, Spencer Tracy,

Lana Turner, John Wayne, Orson Welles...etc.  
 
le pitch: George Abitbol (John Wayne), détenteur du titre de

" l'homme le plus classe du monde ",
meurt au debut du " flim " et ses dernières paroles

sont mysterieusement : " monde de merde ".


Les journalistes Steven (Robert Redford), Dave (Paul Newman)

et Peter (Dustin Hoffman) sont alors chargés d'enqueter,

et d'en trouver la signification en recueillant les témoignages
de personnes ayant cotoyé Abitbol, selon un schéma de flashbacks

explicitement inspiré de Citizen Kane.


 

A l'intention des rares quidams qui ne connaitraient  
pas encore cette oeuvre culte, petit rappel:
 
ce "flim", fruit d'un travail de montage de dingues, a été realisé  
en six mois à partir d'une multitude de séquences de differents

flims de la Warner,dont notamment

" les hommes du president" qui en forme l'armature  centrale

 

 

ses dialogues et la bande son ont été refaits
entierement par une bande de ouf - malades officiant à l'époque sur Canal +.
 
Il s'agit en fait de leur troisième essai :

Son histoire débute en 1992. A l'occasion de la journée de la télé sur Canal+,

 Robert Nador souhaite produire un film de montage avec des images d'archives.

 

Il appelle d'abord Alain Chabat, qui décline la proposition par manque de temps.

Le même Chabat glisse alors le nom de Michel Hazanavicius,

avec qu'il compose les sketches des Nuls.

 

Celui-ci accepte la proposition de Nador.

Le producteur met en relation Hazanavicius et Dominique Mézerette.

Les deux hommes écrivent un premier détournement

baptisé Derrick contre Superman.

 

Le titre suffit à montrer la loufoquerie de ce premier projet,

le résumé qu'en fait Michel Hazanavicius aussi:

 

"On a fait ce petit programme de 15 minutes

où on a pris des héros de séries télés

comme Maigret, et on les a fait péter et dire des conneries",

tout en gardant les images d'origine.

 

 

Après un deuxième court métrage réalisé la même année, en 1992,

(Ça détourne), Robert Nador propose un défi de taille au duo.

 

Nous sommes en 1993 et Canal+ souhaite rendre un hommage

au cinéma américain.la warner delivre alors imprudemment l'autorisation 

signée de la main du patron de la Warner monde

d'utiliser les extraits de son catalogue (env 3000 titres)

afin de realiser un petit flim parodique et promotionnel,

avec néanmoins quelques recommandations:
ne pas toucher, entre autres, ni à Eastwood ni à Kubrick,

pour le reste, totale liberté.

 

C'était, à l'époque, sous-estimer le potentiel de l'humour Canal
(cul'un mouton toussa) et surtout de sir Hazanavicious et Mezerette.
 

 

 

 

Leur tour de force fut alors de s'adjoindre les services des authentiques
doubleurs de l'époque des personnages detournés: les voix de Raymond Loyer  
(le doubleur attitré de John Wayne), de Marc Cassot ( la voix de paul newmann )
et de Roger Rudel, (la voix familiere et nasillarde de Kirk Douglas

et Richard Widmark entre autres).


Ces respectables vieux doubleurs ont du y voir l'occasion de bien se marrer,

tout en se liberant du poids de l'étiquette de leurs personnages

 

Notez qu'aux cotés de ces légendes du doublage, ont collaboré des
personnalités nettement moins academiques, en la personne de : Jean-Yves
Lafesse, Sir Alain Chabat, ou encore Dominique Faruggia...
 
Le fait est qu'au final le résultat s'avère bluffant et l'illusion parfaite.
Et c'est une claque magistrale que se prirent les quelques privilégiés incredules

( moi compris ) possédant à l'époque Canal+ le 31/12/93 (1ère diffusion).


On avait encore jamais entendu John Wayne sortir

avec sa vrai voix des répliques du genre :


 
http://img176.imageshack.us/img176/4598/05753bz3.jpg  
              \
     " J’ai envie d’aller aux gogues."
 
http://img176.imageshack.us/img176/4598/05753bz3.jpg  
              \
     " J’ai les bonbons qui collent au papier "
 
http://img176.imageshack.us/img176/4598/05753bz3.jpg
                \
     "Tu vas voir la classe. Putain de zen. Nardine."

 

 

 
Peu de gens ayant alors pu enregistrer sur leurs magnetoscopes

les 2 ou 3 rediffusions des semaines suivantes,
cet ovni est devenu rare, confidentiel et "underground":

un objet (de) culte par excellence,
un flim jamais commercialisé, dont la légende ne pourrait être dorénavant

transmise que par le bouche a oreille  ou les projections privées.  
 

 
 
10 ans plus tard, nos vieilles cassettes VHS fatiguées étaient

sur le point de rendre l'âme quand apparut le phénomène peer to peer

(çaÿ mal , mais incontournable pour voir ce "flim" ) qui relança sa diffusion

et propagea ce phénomène Kûlte chez la nouvelle génération.

 

Il n'existe pas en DVD/VHS dans le commerce, essentiellement en raison

des multiples, couteux et problématiques droits d'auteurs nécessaires...

Finalement, ça n'est pas plus mal, car le trouver en DVD en grande surface

 avec ses petits bonus et ses featurettes

démystifierait une bonne partie de la legende .
 
Néanmoins, un DVD non-officiel de la meilleure qualité possible

aurait été créé par des aficionados , suite à l'emprunt discret et temporaire

du master dans la videothèque de Canal +

(Deul, respect éternel de la communauté )  :jap:

 

 

 

Hazanavicius et Mezerette gardent la recette qui a fait le succès

des deux premiers détournements: faire dire des âneries,

des blagues pipi-caca à des légendes du cinéma.

 

Pendant 4 mois, ils visionnent à longueur de journée les classiques Warner,

sans le son, et conservent les passages en fonction de

ce qu'ils lisent sur les lèvres des personnages.

 

"Il y a un extrait qu'on voulait absolument conserver.

On y voyait Charles Bronson jouer un indien.

Sans le son, on avait l'impression qu'il disait 'Chips'.

Ce passage n'avait aucun intérêt mais il était très drôle",

raconte Michel Hazanavicius.

 


 

Restait le plus difficile à faire: organiser cette banque d'images.

"On savait que le film était programmé pour le jour de Noël

 et il fallait qu'on trouve un scénario, se souvient Michel Hazanavicius.

On a donc étalé toutes nos notes par terre, chez moi.

Sur deux pièces y'avait des trucs partout et on s'est dit, voilà,

avec toutes ces conneries qu'est-ce qu'on fait?

 

On a choisi de copier la trame de Citizen Kane,

une construction en escargot,

avec des flash-backs qui racontent la vie d'un homme.

 

 

Avec le catalogue Warner, on avait plein de séquences

dans lesquelles jouaient de grands acteurs.

On a pensé au mythe John Wayne. La classe.

 

 

" A la façon Citizen Kane, des journalistes rencontreraient

des proches de John Wayne (George Abitbol dans le film) et tenteraient

de comprendre pourquoi au moment de mourir, il avait dit "Monde de merde".

 

 

Voilà La Classe américaine: un film de 1h20,

créé avec les extraits de plus de 80 films tirés du catalogue

des Studios Warner Bros, redoublés par les voix françaises

des plus grands acteurs américains, organisé autour d'un scénario

piqué à Citizen Kane, avec le plus beau casting jamais réuni.

 

 

Dit comme cela, ce film ne semble pas bien légal,

d'autant que les deux compères n'ont jamais payé pour utiliser ces extraits.

 

Et pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître,

Dominique Mézerette et Michel Hazanavicius n'ont jamais fait l'objet de poursuites judiciaires, ni même de menaces de la part d'avocats

défendant les intérêts de la Warner.

 

Comment sont-ils passés entre les dents des requins

défendant l'un des plus grands studios américains?

 

Par un heureux concours de circonstances. Michel Hazanavicius se souvient:

"Le patron de Warner monde nous avait autorisé

à utiliser le catalogue de son studio pour faire un pseudo hommage au cinéma.

 

Quand les dirigeants ont vu notre truc,

qui n'était pas du tout un hommage au cinéma,

mais un truc de sagouin, ils se sont dit:

 

'On s'est engagé, c'est bien, on l'a fait.

Maintenant, on le diffuse une fois, et après on met les bandes sous clé.'"

 

Robert Nador avait promis au duo que ce détournement serait diffusé au cinéma

pour les convaincre de s'engager dans cette longue aventure. Raté.

 

Le film n'aurait le droit qu'à une unique diffusion.

"Sauf qu'on a chopé un exemplaire,

que des mecs de Canal aussi et que des téléspectateurs l'avaient enregistré.

 

Le film s'est alors échangé sous le manteau", explique Michel Hazanavicius.

 

Pour Dominique Mézerette, Warner ne pouvait se lancer

dans une procédure judiciaire. "C'est eux qui avaient commis une faute

en nous laissant utiliser leurs images.

Dans cette histoire, il y a eu une succession de conneries".

 

Une connerie, c'est aussi ce qu'est La Classe américaine pour le duo.

Rien de plus. "Avec ce film, nous n'avons pas fait un rond. Canal, non plus.

La Warner, non plus. Tout le monde s'est retrouvé marron.

Je crois qu'à l'arrivée les seuls qui ont fait un peu d'argent,

ce sont les marchands de tee-shirts, qui imprimaient des répliques dessus".

 

Même sans faire de bénéfice, le principe du détournement

est nécessairement lié à celui du piratage.

 

Au début des années 90, le phénomène ne connaissait pas

l'ampleur qu'il a pris aujourd'hui.

 

Youtube, c'était le bon vieux magnéto,

le fichier .avi une VHS difficile à envoyer à des dizaines de personnes,

si ce n'est dans des enveloppes dûment timbrées.

 

Mais les deux phénomènes vont de paire.

Que pensent d'ailleurs les deux réalisateurs du téléchargement illégal?

 

Pour Michel Hazanavicius, le piratage ne tue pas forcément la création.

"C'est plutôt quelque chose qui permet à tout le monde

d'avoir accès à la culture. C'est compliqué de donner un outil aux gens

qui leur permet de découvrir la culture gratuitement,

puis après de leur dire, faut pas s'en servir."

 

 

Dominique Mézerette est lui plus catégorique encore:

"Je suis convaincu que le droit d'auteur est une imposture.

Le piratage est nécessaire. Cette loi, j'espère qu'elle ne verra jamais le jour"

 

 

contient des extraits de l'interview  de Matthieu Deprieck, Clément Sautet, pour l'express.fr

 


Interview video et réalisation : Jean-Baptiste Roch pour telerama.fr



 
le samedi 11 avril 2009 a 20h a eu lieu une soiree historique au Centre Pompidou :
en effet , pour la premier fois La Classe Americaine a été projetée

dans une salle de cinema, pleine a craquer.


la communion de toute une communauté avec ses deux createurs,

Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, present dans la salle.


merci a meriadeck, notre intrepide reporter, pour avoir

immortaliser cette soirée en images .
 

 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] aubour_fun
 

 
 
LE SCRIPT DU FLIM ( indispensable pour alimenter une conversation de ouf-malade )  
 

 


- LE SCRIPT DE DERRICK CONTRE SUPERMAN
 

 


- le site de Sam, son projet de restauration du flim ,

et sa " Time line " ( la reference sur le net )
 

 


- la jacquette de la fameuse version DVD de Deul


- et la
page d'un forum qui explique comment se le procurer.
 

 


- Credits Imdb
 


 
- voir sur dailymotion La Classe americaine en integralité


( version avec au generique le logo rajouté de "Cycyr"
Triste sir qui s'etait mis en tete en 2004 de vendre par correspondance un dvd pourri 18ˆ
 a ses petits camarades  .
>>source cf le 11 eme post
 
" Moi je pense qu’il avait pas plus de classe que de beurre au cul.

J’ai jamais compris comment il a eu le titre."
 

 


PremièreTentative sur hardware.fr ( mai 2005 )

d'Identification des films utilisés au montage  


- suite
 

 


- Page Wikipedia
 
 
 

 


    Enfin si vous etes un puriste Taliban, Attention également a ne pas ceder a la tentation  ( sous pretexte d'afficher votre appartenance a une tribu )

    d'acheter des t-shorts ou des casquettes sur ce site  
    ( je ne leur ferais pas de pub en mettant ici un lien ) qui se fait du fric sans aucune légitimité  en récuperant les visuels et répliques cultes du Grand Détournement : sheraf, le orlando's, monde de merde, cyclimse, etc...
     
    En plus quand on écrit georges au lieu de george ( se referer au génerique du flim ) ,
    tout ce qu'on mérite c'est de chopper une mega-chiasse  



http://img455.imageshack.us/img455/223/mugfh5.jpg   :/
 
http://img214.imageshack.us/img214/589/mozinoreu4.jpg
 
http://peter.et.steven.free.fr/GD/generique/mozinor_gif.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Dialectique peut elle casser des Briques , -  René vienet 1973

 

 

 

 

René Vienet

     

    René Vienet est expulsé de Chine en 1966 alors qu'il y est étudiant, pour avoir osé denoncer la mystification de la "grande revolution prolétarienne".

     

    Il rejoint Paris et devient, avec Guy Debord un des maîtres à penser du journal de "l'Internationale Situationniste", qui, à la veille des évenements de 68 est un des courants les plus virulents.

     

    Sorte d'idéologie d'anarchistes intellectuels de St-Germain-des-prés, le situationnisme critique les dérives de notre societé de consommation capitaliste et prône une révolution permanente de la vie quotidienne, en remettant en cause chaque ambiance et situation momentanée de la vie.

     

    Le détournement cinématographique est notamment un moyen de l'exprimer. C'est pourquoi après avoir publié de nombreux ouvrages sur la Chine Populaire, René Vienet s'y essaiera avec ce détournement d'un film de kung-fu de 1972,  Tang shou tai quan dao :

     

    "La dialectique peut elle casser des briques?" détourne les dialogues d'origine en faisant appel a de nouveaux doubleurs, contrairement aux films de Guy Debord qui detourne le sens des films en recitant un texte en voix off.

     

    On peut dire que c'est le premier "grand détournement" (dans le sens ou on l'entend aujourd'hui) du cinema français

    Notez dans les doublages la présence de Patrick Dewaere et de Jacques Thebault (la voix de McGoohan dans le prisonnier).

 

"Directed" by the French situationist Rene Vienet, this film is an exercise in intellectual absurdity. A Hong Kong martial arts movie overdubbed with French political diatribes and philosophies, designed to entertain and amuse, while proving a number of artistic and political points.

The "story" details the epic battle between the proletariats and the bureaucracy, with a martial arts school as the utopian commune. Filled with amazingly absurd humor and political satire that will make you feel all intellectual inside, it’s an amazing combination of near slapstick comedy and Godardian experimentation. In many ways it seems that Vienet was trying to make some very important statements, such as the way cinema feeds ideology and his intense anger over the sad failure of socialism. It is also considered the only remaining film vision of the situationist's technique, détournement - the diversion of already existing cultural elements to new subversive purposes. But overall, this comes off as a kind of Mystery Science Theatre for fans of Guy Debord and Wilhelm Reich. www.5minutestolive.com

 

 

j'aime bien mettre des textes en anglais , ça fait tout de suite plus credible.

 

le premier detournement français fut revolutionnaire a tous les sens du terme

( vous reconnaitrez la voix de Patrick dewaere )

 

voir le film en integralité

 

 

 

 

 

 

 

Guy Debord ( 1931 - 1994 )

 

 

"[...] Il va de soi que l'on peut non seulement corriger une oeuvre ou intégrer divers fragments d'oeuvres périmées dans une nouvelle, mais encore changer le sens de ces fragments et truquer de toutes les manières que l'on jugera bonnes ce que les imbéciles s'obstinent à nommer des citations [...]  "

 

( mode d'emploi du détournement - Guy Debord 1956 )

 

Reflexion visionnaire qui avait deja défini les bases du détournement il y a 50 ans

 

 

 

 

 

    Guy Debord sociologue theoricien revolutionnaire

    fondateur du courant situationiste est, entre autres

    l’auteur de six films, réalisés entre 1952 et 1978,

    qui ont posés les premieres bases du detournement,

    a savoir se reapproprier une œuvre en  donnant un autre

    sens a l'image que celui d'origine voulu par l'auteur.

     

    Techniquement, il n'employe pas la méthode du doublage

    mais de la voix off  sur des films  publicitaire insipide ou

    film hollywoodien des années 40 - 50


    mais l'oeuvre de guy Debord, ça peut etre génial /

    intello-chiant, selon si on est porté sur la philo et la

    théorie politique ou pas.

     

    La  théorie de Debord est que, après l'échec de toutes

    les révolutions prolétariennes et la tendance du

    capitalisme moderne à devenir avant tout une industrie

    du spectacle, seul le détournement du spectacle peut

    vaincre le capitalisme

     

    Il n'avait pas prévu que l'industrie du spectacle intégrerait

    dans le spectacle lui-même son propre détournement .

 

 

 

    Fidele a ses convictions, Debord s'interdira lui meme a la projection en salle en 1984.

     

    au debut de son dernier film

    " in girum..."  il commence par

    destabliliser le spectateur

    en lui renvoyant a l'ecran

    son propre reflet et en

    l'avertissant qu'il ne trouvera au

    cinema qu'un mensonge et non

    cette evasion qu'il etait venu

    chercher.

     

    "Je ne ferai, dans ce film,

    aucune concession au public "

     

    « Ainsi donc, au lieu d'ajouter un

    film à des milliers de films

    quelconques, je préfère exposer

    ici pourquoi je ne ferai rien de

    tel. Ceci revient à remplacer les

    aventures futiles que conte le

    cinéma par un sujet important :

    moi-même. »

     

    "Oui, je me flatte de faire un film

    avec n’importe quoi, et je trouve

    plaisant que s’en plaignent ceux

    qui ont laissé faire de toute leur

    vie n’importe quoi. "

     

     

    puis, la camera s'attarde longuement sur des images publicitaires censées

    representer un certain idéal de bohneur,

    caracterisé par la consommation et la possession de biens materiels,

    mais les commentaires en voix of de guy Debord les detournent de leur sens

    originel :

     

    "Ce sont des salariés pauvres qui se croient des propriétaires,

    des ignorants mystifiés qui se croient instruits,

    et des morts qui croient voter.  "

     

    "Ils ressemblent beaucoup aux esclaves,

    parce qu'ils sont parqués en masse,

    et à l'étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres,

    mal nourris d'une alimentation polluée et sans goût ..."

     

     

    "Leur statut peut être plutôt

    comparé au servage, parce qu'ils

    sont exclusivement attachés à une

    entreprise et à sa bonne marche,

    quoique sans réciprocité en leur

    faveur, et surtout parce qu'ils

    sont étroitement astreints à

    résider dans un espace unique:

    le même circuit des domiciles,

    bureaux, autoroutes, vacances et

    aéroports toujours identiques "

 

in girum imus nocte et consumimur igni

extraits - 9 minutes 16

 

 

 

 

témoignage de Stéphanie Granel

 

    Monteuse du film In girum imus nocte et consumimur igni

    (Guy Debord,1978),à l’occasion de la sortie de l’intégrale « Guy Debord cinéaste »

     

     

    "(...) nous partions en projection: Guy Debord avait demandé des copies de

    certains films à son ami et producteur, Gérard Lebovici, qui possédait une salle

    à Paris. Ensemble, nous regardions Les Enfants du Paradis (Carné), La Charge de

    la Brigade légère (Michael Curtiz), etc.

    Debord signalait les passages qu’il voulait utiliser, et Alice les notait.

    Ensuite, nous foncions en salle de montage, dans les labos GTC à Joinville-le-Pont

    et nous convertissions tout en 35 mm, format 1.33 - format des premiers écrans

    de télévision, assez carré.

     

    Le temps de faire une copie, bien sûr, un ou deux jours s’écoulaient.

    Les films étaient donc « empruntés à long terme » aux distributeurs ou aux

    ayants-droits, sans leur accord et sans qu’ils sachent que nous en utilisions des

    extraits. Puis les films leur étaient rendus. Debord procédait à ce vol de façon

    manifeste et volontaire, sans doute car il estimait que personne n’avait à

    revendiquer la propriété d’une image. Et Lebovici était complice, il savait qu’il

    prenait un risque...(..)  "

     

    propos receuillis par Benjamin Bibas  pour fluctuat.net

     

     

    petite reflexion amusante: pour realiser la Classe Americaine,

    Hazanavicius et Mezerette ont eux memes emprunté des films au catalogue warner

    ,trompant la major  quand a l'intention veritable de leur projet.

     

    En cela,  ils ont quelque part perpetuer l'acte de Debord des decennies plus tard .

     

    ils lui rendent d'ailleurs un hommage en l'associant au generique

    de " la classe Americaine "

    et un plus discret dans " Derrick contre superman "

    avec une devinette assez capillotractée du lieutenant de Derrick :

     

    " est ce que vous connaissez le vrai prenom de matt houston

    parce que matt c'est bidon ,

    son vrai prenom c'est  gédebord  parce que  gédeborouston " 

    ( j'ai des beaux roustons ) -

     

     

 

 

 

 

 

 

 

 

What's up Tiger Lilly

( Lilly la tigresse ) Woody Allen 1966

 

     

     

     

    Le véritable ancêtre de la classe

    americaine. Premier film de Woody

    Allen (en tant qu'auteur), et sorti

    récemment en DVD.

     

    Pas un chef d'oeuvre de finesse

    auquel l'auteur nous a depuis habitué

     

    Le fait de suivre strictement le cours

    du flim original a peut etre été un

    carcan,  empechant ainsi une plus

    grande creativité .

     

    Phil Moskowitz se lance à la recherche

    d'une recette de salade d'oeufs durs dont

    dépend le sort du monde. il aura fort à

    faire face à une bande de Yakusas

    déchaînés.

     

    Ce projet lui a été proposé par le

    producteur Ben Shapiro qui détenait les

    droits du long métrage.  

     

    Woody Allen a racheté un film

    d'espionnage japonais:

    "Kokusai Himitsu Keisatsu: Kagi No Kagi"

    (1965) Directed by Senkichi Taniguchi;

    et a remplacé les voix par la sienne et

    celles de ses amis sans trop se soucier

    de l'histoire originale (la recherche d'une

    machine cryptographique), offrant une

    parodie délirante du film de gangsters.

     

    A voir en VOST, l'humour de Woody

    Allen et ses references supportant mal la

    traduction française, surtout s'agissant

    d'un film de délire total.

     

    Livrés à eux-memes, les doubleurs

    incontournables de l'époque, trop

    académiques et trop traditionnels,

    (Francis Lax, Jacques Thebault, Raymond

    Loyer) ont eu du mal à s'adapter à cet

    exercice délirant

     

    Lily La Tigresse" a été désavoué par

    Woody Allen à sa sortie. Le futur cinéaste

    a attaqué en justice son producteur pour

    qu'il ne sorte pas le film en salle.  

    Celui-ci avait fait des modifications qui

    paraissaient déplacées au dialoguiste.

     

    Plusieurs lignes de dialogue, jugées

    sans doute déplacées, ont été

    modifiées  lors de la sortie vidéo

    américaine du film

     

     

    Woody Allen retira sa plainte devant le

    succès critique du film.

     

    A noter: Allen en profite pour integrer

    des intermedes musicaux de ses

    potes,  l'orchestre les "Lovin Spoonful".

     

     

     

     

     

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite precision sur le principe du detournement

 

    Le générique de fin mérite

    d'être souligné:

     

    Affalé sur un divan, Woody

    Allen croque une pomme au coté d'une

    strip-teaseuse à la

    poitrine avantageuse

    .

    Un texte défile et annonce

    très classiquement que

    toute ressemblance avec

    des personnages existants

    ou ayant... etc,

     

    puis ce même texte

    fait remarquer

    que si vous l'avez lu au

    lieu de regarder la

    strip-teaseuse, vous

    devriez aller consulter

    un psychanaliste... ou bien

    alors votre opticien...

    et le texte de proposer un

    petit test de vue

    improvisé.

 

 

 

 

 

 

Derrick contre Superman

 

michel Hazanavicius - Dominique Mezerette 1992

 

 

    Conçu et réalisé par Michel Hazanavicius

    et Dominique Mézerette un an avant

    le grand détournement.

     

    Produit par Eve Vercel et Robert Nador

    couleur, DUNE/Canal+,   durée: 16'00.

     

    Avec les voix de Evelyne Grandjean,

    Patrick Burgel. 

     

    Monté à partir d'extraits de: Derrick, 

    Les Aventures De Superman,

    Dynastie, Starsky Et Hutch, Matt Huston,

    Le Petit Train De La Mémoire,

    Le Prisonnier, Droles De Dames,

    Kung-Fu, Les Chevaliers Du Ciel,

    Cote Ouest, Amicalement Votre, Le

    Saint, Maigret, Belle Et Sébastien.

     

    Le pitch: Derrick veut recréer une

    nouvelle nouvelle chaîne "La 5" (la

    précédente de Berlusconni ayant

    connu la fin qu'on connait), il va

    faire appel à différentes

    personnalités, mais les héros de

    M6   ( Superman, Roger

    Moore et Patrick McGoohan vont

    tenter de contrecarrer ses plans.

     

     

 

     

 

 

 

 

 

 

 

Le Triomphe de Bali Balo

 

michel Hazanavicius - Dominique Mezerette 1993

 

 

     

     

    ou "L'Invasion des Pervers

    Polymorphes";

    ou "la Splendeur De La Honte".

     

    Diffusée sur Canal +

    pour un spécial "Ca Cartoon", rebaptisé

    pour l'occasion:

    "ça détourne", l'émission est

    destinée aux enfants, ce qui explique le

    ton assez puerile de Philippe Dana et

    Valerie Payet)

     

    Ces derniers sont chargés par Bugs

    Bunny ( doublé par guy pierrot )

    de trouver des idées d'emission pour

    les jeunes.

     

    certaines scenes et repliques

    resteront neanmoins a la posterité sur

    les forums internet comme celle du

    capitaine flirt

     

    " salut les ptits pédés ! "

 

 

 

      on remarquera

      deja en 93 la tendance

      d'hazananavicius

      a tourner les nazis en

      derision avec cette scene

      tirée de wonder woman: "

       

      - nazi: qu'est ce que vous

      pouvez comprendre a notre

      sens du bon delire ?

       

      - wonderwoman: mais t'en

      a pas marre d'etre nazi ? tu

      te rend pas compte que

      c'est du fascisme ?

       

       

      tendance qui se confirmera

      13 ans plus tard avec

      les desormais cultissimes

      oss117 :

       

       

       

       

      - oss:" toi moktar !

      tu n'est pas seulement un lache ,

       tu es un traitre

       comme ta petite taille le

      laissait deviner

       

      - moktar le nazi:

      " et toi tu est quoi toi ?

      hein ? kes ty est hein ? nardine

      immouk

       

      - nazi : " silence moktar !

      tu est toleré ici !

       

      - oss:" le 3 eme reich et

      l'ideologie nazi m'ont

      toujours rendu dubitatif "

       

      - nazi : bla bla, c'est

      marrant, c'est toujours les

      nazis qui ont le mauvais

      role , on est en 1955! on

      peut avoir une 2 eme

      chance ?"

     

    _____________

     

    (second degré magnifique et

    capacité de recul et d'autoderision,

    pour un cineaste d'origine juive )

     

     

    Ecrit et réalisé par Michel

    Hazanavicius,

    Daniel Lambert et Dominique

    Mézerette.

    Produit par Eve Vercel, Robert Nador

    et Michel Lecourt.

    39 min, couleur,

    Canal+/DUNE/Warner Bros Télévision.

     

    Avec Valérie Payet, Philippe Dana.

     

    Détournement de:

    Les Bérets Verts, Bullitt, The

    Crimson Pirate, superman

    Compartiment Tueurs, Une

    Apres-Midi De Chien, Wonder

    Woman,

    La Tour Infernale, Rick Hunter,

    Freddie etc..

     

 

 

 

 

 

 

Message a Caractere Informatif

de Nicolas et Bruno

 

 

 

 

Nicolas & Bruno : Mise en boîte

Ce tandem fusionnel, révélé par Canal +, étrille le monde du travail par l’absurde et via une entreprise fictive. Sur les écrans ce mercredi.

par Christophe Alix  pour liberation.fr

Une entrevue avec les deux créateurs de la Cogip-participations, ça ne s’improvise pas. Il faut âprement négocier un rendez-vous au milieu d’un planning surchargé de réunions « Avenir et bordereau » et « Progiciel et convivialité », se mettre au jour de la récente fusion avec les Hollandais et ne pas oublier d’imprimer son badge visiteur à présenter à l’entrée. Sauf que la Cogip, en vrai, n’existe pas. Cette entreprise fictive possède bien son site web, a inspiré des heures de programmes de télévision et plusieurs DVD, mais elle n’est que le produit de l’imagination délirante de deux doux dingues qui ont fait de la subversion de la culture d’entreprise par le rire une inépuisable source d’inspiration.

Loin de la Défense, la multinationale pour de rire de Nicolas & Bruno a établi son siège social dans une chambre de bonne au sixième étage sans ascenseur d’un immeuble du IXe arrondissement parisien. C’est là que ces deux grands malades du management par l’absurde créent de toutes pièces un univers professionnel plus vrai que nature, devenu le cadre de la Personne aux deux personnes, leur premier long métrage. Une « comédie du réel » dans laquelle les « garçons », comme les appelle leur producteur et mentor Alain Chabat, retracent la misérable destinée du comptable Jean-Christian Ranu (Daniel Auteuil), revigoré par l’irruption dans sa vie de Gilles Gabriel (Chabat), gloire déchue de la variété années 80. Herbert Léonard au service du « fonds de roulement transactionnel », il fallait y penser…

L’un est totalement chauve et dégage une décontraction nonchalante. L’autre a des cheveux et plus de réserve apparente. Les différences s’arrêtent là. Ces deux énormes bosseurs sont adeptes de la même neutralité vestimentaire et aussi inséparablezs qu’interchangeables dans le travail. Au téléphone, ils répondent toujours à deux, d’un hilarant et faussement naturel « salut, c’est Nicolas & Bruno dans l’appareil », grâce à une oreillette stéréo. Leur ordinateur est doté de deux souris. Mais pour le reste, c’est-à-dire la nuit et les week-ends, chacun a son scooter et sa vie de famille bien à lui. Trois enfants et un pavillon aux Lilas pour l’un, un enfant et un petit loft dans le XXe pour l’autre. « On est un kolkhoze dans lequel tout est en commun, y compris l’ego », dit Nicolas & Bruno. Toute distinction du binôme serait artificielle, la paire est tellement réglée qu’elle ne se coupe jamais la parole.

Leur apport très personnel à la culture d’entreprise, c’est le décalage permanent, la démonstration poussée jusqu’au énième degré des névroses du monde du travail. « On part toujours de la comédie, mais sur le fil, entre rire et dépression, tendresse et détresse, commente Nicolas & Bruno. Lors de nos premiers stages, on a été marqués par ces scènes où l’on voit des gens fondre en larmes puis partir juste après dans un fou rire. Les gens ne laissent pas leurs problèmes à la porte de la boîte, et ce qui nous intéresse, c’est de capter ce moment où tout dérape, où les masques tombent. » Signe de l’époque, ces gentils dynamiteurs qui votent à gauche ont opté pour la poilade plutôt que la critique sociale pour faire la peau aux discours sur l’entreprise cool, citoyenne et durable. « Le côté chansonnier franc-tireur, ce n’est pas notre truc. » Une seule fois, il y a dix ans, ils se sont engagés « frontalement » en faisant dire à Adriano, leur doublure ridicule de boys-band sur une telenovela vénézuélienne, que les électeurs du Front national, à la différence de lui, « ne feront pas la grasse matinée toute la journée ». C’était jour de législative à Toulon et à cause d’Adriano, le Conseil constitutionnel a annulé l’élection. Vaccinés, les garçons.

Ils sont nés à Versailles de pères banquier et magistrat et se sont rencontrés à Notre-Dame-des-Grands-Champs à l’âge où l’on rêve de belles choses. « Dans la vie, en général, les gens veulent s’en sortir. A Versailles, c’est différent ; il faut en sortir, échapper par tous les moyens au scoutisme, au catéchisme. » Leurs premiers boulots d’été en supermarché ou à l’accueil d’agences bancaires fournissent la matrice de leurs déconnades. Accros à la vidéo, ils louent leurs premières caméras, s’initient à l’art du détournement : faux clips, doublages et autres caméras planquées. En terminale, ils essaient de financer leur premier film en montant un Feydeau avec le prof de philo. Raté, le prof part avec la caisse. Fans d’Objectif Nul, des comédies-tranche de vie des années 70 et 80 (les films d’Yves Robert, Clara et les chics types, Pour cent briques, t’as plus rien, etc.), ils étudient, l’un le cinéma et l’autre à Sciences-po, sans jamais cesser d’expérimenter, d’espionner des séminaires Herbalife et des salons d’entrepreneurs. Jusqu’au jour où un de leurs copains chez Virgin leur signale que leurs « conneries pourraient être rémunérées ». Ils y réalisent des petits films en interne et se retrouvent à faire rire les commerciaux sur des doublages de films porno dans le cadre d’improbables séminaires « force de vente ». Ils tâtent de la pub chez Young & Rubicam où ils rencontrent Frédéric Beigbeder, qui leur confie quelques potacheries publicitaires et dont ils écriront le scénario adapté de 99 francs. Un parcours qui ne pouvait finir que chez Canal +, où Alain de Greef ira jusqu’à mettre une équipe de quinze documentalistes à leur disposition pour écumer les fonds de tiroir des films institutionnels d’entreprise du monde entier. Ils en tireront plus de 300 doublages pour des Messages à caractère informatif réalisés, par exemple, à partir d’un film de formation pour ambulanciers en RDA.

Longtemps anonymes, ces « Daft Punk du rire », comme l’avait titré un jour un hebdo culturel en raison de leur refus obstiné de montrer leur tête à la télé, sont en réalité des employés modèles à leur propre compte. Ils travaillent à heures fixes, de 9 heures à 19 heures, sont toujours intermittents du spectacle, n’ont pas créé de boîte de prod, ne savent « vraiment pas, sincèrement » combien ils gagnent. Ces entomologistes de la cravate-moustache font tout de même partie de cette nouvelle génération qui se sert de la Toile pour faire vivre et prolonger ses créations. Outre le site de la Cogip, traduit en vrai néerlandais, leurs personnages ont leurs pages Myspace et Facebook .

En dehors de l’entreprise où ils n’ont jamais réellement travaillé, les garçons avouent un faible pour la photo, avec une prédilection pour l’hyperréalisme d’un Martin Parr ou du Suédois Lars Tunbjörk, qui a passé trois ans de sa vie à immortaliser… des bureaux. Ils raffolent des mélodies d’ascenseur et du easy listening le plus bizarroïde. Ils citent un livre, Gros-Câlin de Romain Gary (tous leurs mails se concluent par « gros poutous »), un pays, l’Inde, et un autre objet de fascination que l’entreprise ripolinée minitel : Bollywood, thème de leur prochain film. Nostalgie permanente et kitsch ? « Pas du tout, on n’est pas fans de Casimir. Ce qui nous obsède, c’est l’esthétique du réel, l’image plus vraie qu’en vrai. Notre plus grand bonheur, ce serait qu’en croisant Auteuil dans la rue, les gens lui demandent comment va son boulot à la Cogip. »

<> <>

 

Le Site Officiel

 

l'interview de nicolas et bruno sur dvd toile

- Le sosie de Francis Cabrel ( un classique )

- Christine revient.

 

 

le multi : differents traitements d'une meme scene ( fait parti des inedits du dvd  )

 

 

    amour gloire et debats d'idees etait diffusé dans le cadre du le Vrai Journal ( 38 épisodes, C+ 1997/98)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Cadavres Ne Portent Pas De Costards - 1982

 

 

 Réalisateur: Carl Reiner.

( qu'on a vu  incarner "Saul Bloon" dans "Ocean Eleven" )

 

 

 

(

     

     

    Avec Steve Martin, Rachel

    Ward, Reni Santoni, Carl

    Reiner, George Gaynes, Frank

    McCarthy, Adrian Ricard, Sr

    Charles Picerni  1h31

     

    Le pitch : Rachel Ward fait

    appel au detective Steve

    Martin pour retrouver son père

    disparu.

     

    Ce film détourne des extraits de

    classiques des années 40-50,

    grâce à l'utilisation de filtres

    qui uniformisent les scenes

    entre elles, et à d'excellentes

    incrustations d'images.

     

    pour que les champs et

    contrechamps soient raccord, il

    a fallu recreer egalement les

    decors de l'epoque ( travail

    gigantesque )

     

    Le scenario, somme toute

    classique et sans surprises,

    tient néanmoins  bien la route,

    ce qui donne à ce film un

    statut de film noir à part

    entière.

     

    Steve Martin semble ainsi

    donner la réplique à  :

     

    Ava Gardner, Burt Lancaster

    extrait de: "The Killer"

    Humphrey Bogard dans "Le

    Grand Sommeil"

    James Cagney dans "L'Enfer

    Est à Lui"

    Cary Grant dans "Suspicion"

    Joan Crawford dans

    "Humoresque"

    Ingrid Bergman dans "Les

    Enchainés"

    Vincent Price, Charles Laughton

    dans "The Bribe"

    Ray Milland dans "The Poison"

    Barbara Steinwick dans

    "Raccrochez, C'est Une Erreur"

    Lana Turner, Edward

    Arnold dans "Johnny, Roi Des

    Gangsters"

    Lana Turner dans "Le Facteur

    Sonne Toujours 2 Fois"

    Kirk Douglas dans "L'homme

    Aux Abois"

     

 

 

    Le sourcil circonspect et le sourire en coin de Steve Martin (cf. "The Three Amigos"

    font ici des merveilles pour caricaturer le personnage emblematique et stereotypé

    du detective privé.

     

    le film est dedié a edith head , la grande costumiere d'hollywood don't c'etait le

    dernier travail

     

    Ce fut egalement le dernier film du célebre compositeur Miklos Rozsa, qui du pour

    ce film, retrouver des musiques qu'il avait composé pour certains d'entres eux des

    années auparavant.

 


 

 

 

 

 

 

 

Kung Pow -

( 2002 Steve Oedekerk )

 

 

     

    "Enter The Fist" De Steve Oedekerk. ( auteur egalement des parodies

    tournées avec des pouces, la série de "Thumbs")

    mais il a egalement realisé "Ace Ventura" et les "Professeur

    Foldingue"

     

    Avec Steve Oedekerk, Fei Lung, Jennifer Tung, Philip Tan, Tad Horino,

    Ron Yuan,Woon Young Park, Joon B. Kim, Leo Lee, Ling Ling Tse, Lin

    Yan. 81 minutes.

     

    Détournement d'un vieux film de kung -fu "Hu He Shuang Xing" (sorti

    en Chine en 1976) dans lequel Oederkerk a incrusté de nouvelles

    scenes tournées en 2002

     

    Cette technicité sans faille d'incrustations d'images est mise au

    service de gags parfois tout pourris et c'est ça qui est irresistible

    ( les doublages sont même parfois déliberement décalés). 

    Une scene est  passée à la posterité: celle du combat du heros face

    à une vache (avec projection de lait façon bullet-time à la Matrix).

     

    a noté egalement qu'oedekerk affiche un physique impressionnant

    ainsi qu'une maitrise evidente des art martiaux.

     

    A voir impérativement en VO  (sinon, s'abstenir, pour cause de

    très probable déception) certains délires d'oedekerk etant difficiles a

    doubler , ils ne valent le coup que si on entend la voix de son auteur

    comme par exemple cette chinoise qui ne s'exprime qu'a base de  RRrrr

    ou de OUIOUOuuuii

     

    Cette comédie loufoque est, bien que confidentielle, definitement Kûlte

 

 

 

    Dans cette scene 

    Oedekerk détourne les

    codes et clichés

    des combats des vieux

    films de kung fu

    notamment ces gros

    plans faciales zoomés

    a l'arrache

    exemple d'effets speciaux

    : Oedekerk  est filmé avec un

    acteur sur fond bleu dans la

    meme position que le

    personnage de la

    scene originale puis est

    incrusté en numerique .

 

 

 

 

 

Thumbs ( Steve Oedekerk 1999 - 2002 )

 

 

    impossible d'evoquer kung pow  sans parler de la serie des thumbs , pas des

    detournements , mais des parodies du meme realisateur 

    qui mettent en scene des pouces sur lequel ont ete rajoutés numeriquement

    des yeux et une bouche.6 films d'une demi heure environ ont ete realisés de 1999 a 2002

    source :www.chez.com/cycyr/

 

Thumb Wars

1999

Thumbtanic

1999

The Blair Thumb

2001

Bat Thumb

2001

Frankenthumb

2002

The Godthumb

2002

 

 

 

 

 

 

La Vie Privee Des AnimauX - Patrick Bouchitey

 

 

 

 

    Détournement

    avant-gardiste de

    documentaires

    animaliers.

     

    Doublé avec efficacité

    et sans fioritures

    (un micro, une réverbe

    et des bruitages

    reduits au minimum)

     

    Cette oeuvre sans

    prétention

    et unique en son

    genre a

    eu ses heures de

    gloire sur le petit

    écran au debut  des

    années 90.

     

    Dommage que l'auteur

    n'ai pas persévéré

    dans cette voie.

     

    Dispo en dvd

    depuis Noël 05

     

 

 

 

 

 

 

 

 


 

    une interview  de 2008 de Bouchitey sur ses doublages

    animaliers, extraits :

     

    " mon style ? je suis pas un imitateur , mais je me suis

    aperçu que j'avais une technique que j'avais elaboré avec

    beaucoup de travail ,

     

    le fait que ce soit uniquement ma voix ,donne un style

    a  l'ensemble ."

     

    " je prend des petites voix pour faire parler les petits

    animaux ou les femmes ou je joue sur les graves pour

    d'autres ."

     

    "mais ce ne sont pas tellement les accents ou les

    changements de voix qui comptent mais  plutot d'etre juste

    dans la partition et dans le rythme de la situation que nous

    offrent les animaux "

     

    "je prend beaucoup de temps a faire des dossiers, a faire

    des images et les monter,

     

    le montage est tres important mais en dernier lieu ,

    bien que j'ai pris des notes quand je dois les doubler ,

     

    c'est basé sur une certaine forme d'improvisation pour p

    ouvoir etre totalement dans l'animal "

     

    "ce travail est tres inconscient, et revelateur de sa pensee,

    il ne faut pas avoir peur de dire des betises,

    si on se laisse aller , on peut facilement tomber dans le

    pipi-caca,

     

    le detournement est un bon exercice pour les autistes

    ou les introverti de la paroles qui permet de tenir des propos

    que l'on seraient incapable de sortir dans notre quotidien

     

     

 

 

 

 

 

    dans cette scene de son film " Lune Froide " , Patrick

    Bouchitey nous gratifie, biere a la main, d'un petit

    détournement  devant sa télé en freestyle, exercice

    basique auquel certains d'entre nous se sont deja livrés

    un jour ou l'autre .

    film daté de 1991, il faut reconnaitre que bouchitey

    est vraiment un des pionniers de la discipline . respect .